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Jean-Marie Leclair (dit l'Aîné), Concertos pour violon opus VII et X Ensemble Baroque de Limoges |
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Les concertos de Leclair, entre goût italien et goût français Les musiciens français du XVIIIe siècle se préoccupaient énormément des mérites relatifs de la musique française et de la musique italienne. Les conformistes demeuraient farouchement attachés à l’école de Lully (1632-1687) et à la tradition française de l’opéra français, avec ses airs élégants et ses danses hautes en couleurs – exemple typique du « bon goût », si insaisissable et tant recherché. Mais à la mort de Lully, « une nuée d’Italiens » - selon le Mercure de France- qui n’avait pu obtenir d’emplois en France en raison du monopole que Lully exerçait, arriva à Paris dans un esprit de concurrence exacerbé. Ces musiciens apportaient avec eux leur musique qui avait déjà conquis presque toute l’Europe. La France s’enrichit de cette vague pour une confrontation du goût italien et du goût français. Leclair dont la production suit cette période a étudié à Turin. Faut-il donc voir en Leclair un Français qui écrivit de la musique Italienne, ou un Français qui écrivit de la musique de style français, mais imprégnée de figurations mélodiques, passages pour virtuoses et harmonie nouvelle empruntés aux Italiens ? Les concertos de ce soir en apportent quelque réponse. Son modèle, ainsi que celui de Somis* et Corelli (ce dernier étant le maître du premier), est Antonio Vivaldi et fournit une explication quant à la structure des concertos : vif – lent – vif. Les mouvements lents de Vivaldi revêtent la forme d’une mélodie chantante, très simplement écrite mais ouverte à l’ornementation improvisée (dans laquelle les violonistes italiens excellaient), et accompagnée discrètement du ripieno [l’ensemble des cordes]. Et Leclair lui reste fidèle. Pourtant, ces mouvements comportent des caractéristiques françaises. Ce sont des danses portant la directive Gratioso des menuets et traitée dans l’opus X comme un rondeau, façon très à la mode sous le règne de Louis XV. Les mouvements rapides de l’Opus X n°6 démontrent que Leclair avait maîtrisé la nouvelle technique italienne de jeu du violon. Le Mercure de France écrivait en 1738 à son sujet :
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1. Jean-Marie Leclair Réalisation : Nicolas Sarre - Ensemble Baroque de Limoges |