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Le cor des Alpes
Souffler dans une corne d’animal ou dans un coquillage appartient aux expressions musicales les plus anciennes de l’humanité. Cors et trompes étaient utilisés surtout comme instruments d’appel. Ils servaient entre autres comme moyens de communication importants pour les bergers, du moins dans les régions montagneuses. Le cor des Alpes en est l’exemple le plus spectaculaire par sa taille et le plus connu fournissant ainsi une image d’Épinal aux montagnes suisses. Contrairement à de nombreux instruments à vent, le cor des Alpes n’a pas de trous, on ne peut donc en tirer que des harmoniques naturelles. L’instrumentiste en fait varier le son par les différences de pincement des lèvres. D’autres cors naturels ont également servi à d’autres usages, que ce soit pour galvaniser les troupes des légions romaines au son du lituus et pour mettre en fuite les mauvais esprits, ou pour insuffler une vie nouvelle à la nature. Ainsi le midwinterhoorn (« cor du milieu de l’hiver ») que l’on peut encore entendre au moment de l’avent dans le Twente (Pays-Bas), occupait sans doute à l’origine une fonction magique de ce genre. Le cor des Alpes est construit dans un mélèze dont il emprunte, de la base à flan de montagne à l'extrêmité étroite, la forme conique. La taille du cor des Alpes correspond à celle d'un cor « habituel » déroulé.
© Ensemble Baroque de Limoges
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