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Depuis son arrivée à la tête de l’Ensemble Baroque de Limoges (EBL), Christophe Coin a souhaité faire de l’orchestre une formation musicale dans laquelle la pratique instrumentale est étroitement liée à la recherche organologique. Cette orientation a été reconnue comme le caractère spécifique de l’Ensemble Baroque de Limoges dans le rapport réalisé par le Ministère de la Culture sur l’état de la musique baroque en France (1998). Depuis 1992, divers axes de recherche ont été développés pour répondre à des besoins de chercheurs, musiciens, musicologues et luthiers. Ainsi, différentes expériences de rencontres et de colloques ont été organisées à l’initiative de Christophe Coin à Limoges, réunissant ces spécialistes autour d’instruments et de thèmes donnés dans cet esprit d’échanges :
Chacun de ces colloques était consacré à des questions liées à l’organologie et aux techniques d’interprétation rarement abordées au niveau européen dans cette approche qui fait l’originalité de l’EBL : la transversalité et le décloisonnement. Ces premières rencontres et colloques ont démontré une attente forte de la part des participants, pour qui ce genre de rencontres constitue un besoin réel. Ainsi est née l’idée d’un laboratoire de recherche appliquée pour combler le fossé entre recherche fondamentale et pratique musicale, et créer un lien entre ces domaines de recherche réservés. Le fait qu’il s’agisse d’une recherche appliquée est aussi un axe qui guide la méthode pour combler le fossé entre musique, musicologie, organologie et lutherie. C’est ce projet que valide, en 1999, le Ministère de la Culture, permettant ainsi à l’EBL de recevoir le soutien des partenaires régionaux et locaux. La personnalité de Christophe Coin, la spécificité de son orchestre et la richesse de ces expériences de colloques ont donc permis à l’EBL d’élaborer un véritable projet structuré de laboratoire de recherche appliquée. Celui-ci est conçu comme un outil de décloisonnement des axes de réflexion sur des thèmes privilégiés : la viole de gambe, le pianoforte, l’archet en sont les trois premiers chronologiquement, présentés dans l’étude de Cécile Davy-Rigaux sur la mise en place d’un laboratoire de recherche appliquée en 2000. Cette recherche s’effectue en concertation avec les principaux centres français en matière de recherche musicale : le Centre de Musique Baroque de Versailles (CMBV), le Musée de la Musique, ainsi qu’avec les autres musées et centres européens pouvant travailler en complémentarité. Ainsi, en 2001 sont signées des conventions-cadres de coopération scientifique avec la Cité de la Musique de Paris et le Centre de Musique Baroque de Versailles. Des personnes de renom, spécialistes de leurs domaines musicaux tels que Luc Breton, Yves Gérard, Florence Gétreau, Pierre Jaquier, Susan Orlando ou Michel Uhlmann, participent à cette création. Ils forment un réseau de personnes amenées à aider aux choix du laboratoire de recherche appliquée.
Dernière mise à jour
28.10.2004
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